3. terre & musique ?
Les ateliers "Terre" et "Musique" peuvent
fonctionner en complémentarité, offrant ainsi toute la gamme des
possibilités plastiques et musicales, tout l'éventail des sens
et des sensations.
Ces pratiques artistiques sollicitent plusieurs sens : le toucher, la vue,
l'ouïe, chacun y trouve divers canaux d'expression. Cet orchestre de terre
nous offre une très grande richesse de sons, de timbres et de couleurs.
Il donne un support matériel intéressant à cette expérience collective qu'est
la musique.
On passe du matériel (terre, le physique) à l'immatériel (la musique,
l'émotion, l'écoute), du visible à l'invisible qui l'habite, symboliquement :
de la terre au ciel.
Les instruments d'argile n'ont rien de bien sophistiqué quelquefois :
de la jarre à un trou (Udu), aux flûtes basses à quatre sons,
des tuyaux à une note aux lames d'argile que l'on frappe, gratte, effleure,
jusqu'aux percussions frappées... c'est un monde de sensations sonores
qui se rèvèle dans cette simplicité.
Ils vibrent, chantent de leurs harmoniques naturelles, nous font le don
d'une musique tantôt légère, cristalline, délicate et douce, tantôt sauvage,
rythmée et percussive, mystèrieuse et aérienne comme le vent,
ronde, sensuelle, chaleureuse et profonde comme la terre.
Ces instruments ont la qualité d'être faciles d'accès, tant
dans la fabrication, que dans la simplicité du jeu musical.
Leur utilisation est d'ailleurs particulièrement intéressante
auprès d'un public en difficulté.
Cette simplicité n'exclut pas une certaine délicatesse dans
l'exécution, il est d'ailleurs possible de toujours pousser
plus loin la difficulté.
Il s'agit en fait d'un véritable vecteur de
développement personnel.
L'atelier musique met l'accent sur l'aspect
communautaire de la pratique plutôt
que sur la virtuosité individuelle
(il y a des conservatoires pour cela...),
l'atelier terre, quant à lui, permet
à chacun d'exprimer son
unicité à travers
l'élaboration
de pièces
en argile.
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