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À St Quentin la Poterie, ce sont tout d'abord les potiers, mais aussi l'atelier terre qui organise
des cours de poterie chaque semaine et des stages pendant les vacances scolaires.
Pendant les vacances de février, se sont déroulés des stages à thème. Le premier s'intitulait
« La terre pour la musique », il s'agissait bien sûr de créer des instruments en céramique.
Aussi, l'intervenante réunissait à la fois la connaissance d'une musicienne et d'une céramiste.
En effet Anne Lauron, musicienne professionnelle depuis une dizaine d'années, a appris l'art de
la céramique pour fabriquer ses propres instruments, ceux de musiques traditionnelles du monde entier
indonnésiens ou africains.
Ainsi elle joue entre autres dans un orchestre de musique traditionnelle
irlandaise mais aussi dans un spectacle sur le vaudou. Et c'est pour communiquer ses connaissances
sur les instruments traditionnels, qu'elle anime des stages de ce type, intervenant également dans
des écoles maternelles.
Ainsi, pendant cette semaine, il fut proposé à un public composé d'enfants de confectionner
eux-même différents instruments.
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Le premier sera une flûte fabriquée à partir de la forme d'un bol qu'on apprend à réaliser parce
que c'est la base du travail de la terre. Avec un bol fermé on obtient une flûte en forme d'oiseau,
avec deux bols collés, on crée un petit bonhomme qui recevra une fente en sifflet et des trous pour jouer.
Car il s'agira aussi d'apprendre à jouer de cet instrument ; tous les jours, les jeunes apprentis
potiers auront une initiation musicale à ces instruments mal connus.
En effet il s'agira ensuite de réaliser une « Darbuka », petite percussion digitale du nord de
l'Afrique et puis aussi un « Udu », une sorte de jarre avec un trou dont on joue également.
Ces instruments sont d'une apparence très simple mais très variée, comme l'explique Anne Lauron :
« La terre ça n'a pas de forme, et ça autorise toute les formes ».
Il est vrai que les petites mains des enfants s'en sont donné à coeur joie et que cela paraissait
un vrai plaisir pour eux de travailler cette terre pour ensuite la faire résonner.
Car on l'a beaucoup oublié en occident : « La terre sonne énormément, ajoute Anne Lauron, souvent
plus que beaucoup d'instruments classiques réalisés en bois. »
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