Les résonateurs
La recette pour amplifier le son d'une lame est connue depuis longtemps. Le balafon africain, les xylophones,
vibraphones, les instruments à lames du Gamelan Indonésien... possédent des résonateurs.
Ces derniers peuvent être individuels (propre à chaque lame) ou collectifs.
Dans le cas où la lame possède son propre résonateur (calebasse, tuyau de grosseur et longueur adéquate),
pour que celui-ci fonctionne de façon efficace, il faut le disposer près de la lame, par le dessous,
à la bonne distance (en effet pour des raisons acoustiques, il y a un endroit ou le résonateur fonctionne parfaitement,
vous le constaterez en faisant l'expérience).
Le résonateur doit être aussi, au préalable, accordé avec le son fondamental de la lame (celui-ci étant quelquefois
difficile à percevoir tel quel, sans un résonateur, sur des lames basses). Pour contrôler la hauteur du résonateur
on peut souffler dans celui-ci et se servir d'un accordeur.
La hauteur du son fondamental du résonateur dépend aussi de la taille de l'ouverture pratiquée dessus pour
laisser entrer le son.
Il va de soi que plus l'ouverture est grande, plus le son fondamental du résonateur est aigu.
Lorsque le résonateur est un tuyau, on règle sa longueur sur celle de la lame, puis à l'aide de pastilles coulissantes
on l'accorde par ces extrémités.
Pour les lames médium et aiguës un résonateur individuel n'est pas nécessaire à leur bon fonctionnement
(contrairement aux basses).
Les différentes manières d'amplifier le son d'une lame restent à expérimenter par chacun. On découvre une grande richesse de
timbres suivant la nature du résonateur et des lames. Par ex. : dans les résonateurs collectifs on obtient des
effets de résonance intéressants, dûs aux harmoniques du son et aux résultantes que provoquent la résonnance
des sons entre eux...
A vos essais...
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